Évaluation des lieux culturels par leurs visiteurs : pré-visite et péri-visite



Après avoir compilé les évaluations des visiteurs portant sur le cadre et le contenu des lieux culturels, Civiliz révèle les chiffres liés aux phases qui précèdent ou suivent la visite.

Du musée d'Orsay au domaine national de Chambord, en passant par le Palais de Compiègne et le Muséum de Toulouse, la renommée mondiale des institutions françaises tient d’abord aux contenus qu’elles offrent à leur public. Ils sont les reflets de l’Histoire, partagée dans des cadres uniques et précieux.

Quelles sont les stratégies mises en place pour impacter durablement la fréquentation et le développement des publics ? La renommée provient-elle seulement des collections et des écrins qui les abritent ? Quelle part l'expérience élargie joue-t-elle pour qualifier et réinventer la relation entre chaque lieu culturel et ses visiteurs, avant, pendant et après une visite ?

Coup de projecteur sur les évaluations collectées sur les livres d'or numériques Civiliz à propos des phases de pré-visite et de péri-visite. Objectifs ? D'une part, identifier les nouveaux défis des lieux culturels. D'autre part, définir les facteurs permettant de prolonger l’expérience culturelle de chaque visiteur.

Nouveaux défis des stratégies muséales

Si les notes moyennes obtenues par les institutions culturelles à propos des phases de pré-visite et de péri-visite sont globalement favorables, les évaluations des visiteurs soulignent aussi les efforts à poursuivre quant aux informations données en amont et aux services annexes qui leurs sont offerts.

Sur le web, les réseaux sociaux ou les canaux classiques, l'information précédant la visite (3,67 sur 5), est moins bien évaluée que la rapidité de l'accès aux lieux d'exposition.

Les sites Internet des institutions culturelles doivent donc encore poursuivre leur adaptation aux évolutions des pratiques numériques. Mais leurs efforts pour optimiser les files d'attente sur place se voient reconnus par de très bonnes évaluations (4,17).


Boutiques et services : une offre globale équilibrée à réinventer

Avec une note de 3,23 sur le critère Boutique, les avis collectés par Civiliz montrent que le public reste encore à éblouir sur cet aspect de la visite. Une boutique de musée n’est pas n’importe quel type de boutique. Elle doit prolonger l'émerveillement de la visite tout en restant accessible à un large public.

Sur la restauration aussi les attentes semblent parfois déçues : la note de 3,47 reflète la difficulté, pour les institutions culturelles, à maîtriser cette dimension a priori éloignée de leur mission fondamentale, mais pourtant si intimement liée, pour le public, à l'expérience globale de visite.

Ecouter les visiteurs pour innover et donner du sens

Les évaluations recueillies caractérisent la trame de l’expérience culturelle du visiteur, et ce, du premier clic sur le site web de l’institution jusqu'à l’achat d’un souvenir, en passant par le restaurant décoré à l’image de la thématique de l’exposition.

Des emplacements stratégiques et une architecture d’exception ; des prix attractifs pour un panel équilibré de produits et de services ; une offre globale originale, pratique et réinventée pour que l’émerveillement soit total et qu’il perdure bien après la visite : dans les couloirs du développement pérenne, le visiteur off et on-line se promène et guide les institutions vers une stratégie multicanal rimant avec sens et innovation.

>> Lire la première partie de l'étude : Évaluation des lieux culturels par leurs visiteurs : cadre et contenu

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